Les 7 formes les plus courantes des troubles du sommeil  


Publié par Franck Catégorie Sommeil guide 157 vues
Les 7 formes les plus courantes des troubles du sommeil  

Dysomnies, parasomnies, dérèglements du rythme circadien d'origine psychiatrique… la France dort mal. Bien qu'elle soit peu médiatisée, l'insomnie, qui touche environ un tiers de la population adulte, est un véritable problème de santé public qui impacte la qualité de vie de millions de personnes.

Mais les troubles du sommeil ne se résument pas à la seule insomnie : hypersomnie idiopathique, narcolepsie à cataplexie, apnée obstructive du sommeil (AOS), syndrome des jambes sans repos, paralysie du sommeil, somnambulisme, hyposomnie… Parce que le sommeil est le carburant de la vie, Weeza vous propose de passer en revue les principaux troubles du sommeil et vous propose des guides pratiques pour en venir à bout.

Le syndrome des jambes lourdes

Souvent désigné par son appellation médicale de « maladie de Willis-Ekbom », le syndrome des jambes lourdes est un trouble neurologique chronique qui se traduit par une envie irrépressible de réaliser des mouvements répétitifs des membres inférieurs au repos, et donc pendant le sommeil. Ces « impatiences » se produisent le plus souvent la nuit, ce qui classe ce syndrome dans la case des troubles du sommeil.

Ce désir urgent de bouger les jambes et les pieds n'est soulagé que par le fait de réaliser des mouvements de flexion, des mouvements latéraux, de faire les cent pas ou encore de secouer les jambes. Il atteint les deux côtés sans distinction et peut produire des spasmes et des tremblements au niveau des membres inférieurs.

Le somnambulisme : une pathologie qui garde une part de secret

Sujet à de nombreuses légendes et croyances populaires, le somnambulisme n'est reste pas moins une parasomnie grave, non pas par ses répercussions sur la santé, mais par le danger potentiel que court le dormeur en s'aventurant dans la rue où en regardant par la fenêtre, notamment. Le somnambulisme est beaucoup plus fréquent chez l'enfant, mais on le retrouve également chez l'adulte qui accuse une privation de sommeil associée à des apnées obstructives.

Le somnambulisme ne se résume pas à une simple marche inconsciente dans le domicile du dormeur. Il peut s'étendre à des comportements relativement complexes, comme le fait de sortir et de conduire une voiture sur plusieurs kilomètres, avec tous les risques que cela implique.

La paralysie du sommeil : un épisode potentiellement terrifiant

Vous êtes en situation d'éveil mais vos muscles ne répondent pas. Votre poitrine se comprime et l'angoisse monte. La respiration devient haletante et laborieuse. Vous avez des hallucinations terrifiantes. Les épisodes de paralysie du sommeil sont potentiellement traumatisants, surtout pour ceux qui les vivent pour la première fois. Heureusement, la paralysie du sommeil aiguë n'a pas de conséquences sur la santé.

En revanche, la paralysie du sommeil dans sa forme récurrente est lourde et envahissante. Les épisodes de paralysie peuvent durer jusqu'à une heure. Si le patient n'est plus aussi terrifié que lors des premiers épisodes, il voit sa qualité de vie baisser au quotidien, expérimentant ce que les médecins appellent « le réveil du mort » avec maux de tête, courbatures et fatigue chronique.

L'apnée obstructive du sommeil : quand le sommeil devient un parcours du combattant

L'apnée du sommeil se traduit par des fermetures intempestives des voies aériennes supérieures, de manière partielle (hypopnée) ou totale (apnée d'obstruction). La première se traduit par des ronflements, mais la seconde met le corps à rude épreuve. En effet, les poumons et le cœur se démènent pour assurer un approvisionnement suffisant en oxygène, ce qui induit un stress respiratoire incompatible avec un sommeil sain et réparateur.

L'apnée du sommeil alerte le cerveau qui provoque alors des micro-réveils qui donnent au dormeur la sensation d'étouffer. Les crises d'apnée se traduisent également par une tachycardie qui peut être impressionnante et une hypertension artérielle ponctuelle.

La ronflement : un sujet de couple, mais pas seulement

Cette respiration bruyante qui produit des sifflements et des bruits pouvant dépasser les 100 décibels est causée par la vibration des muscles anormalement détendus et des tissus mous de la sphère ORL. Bien souvent, le ronfleur n'a pas conscience de son ronflement. Il s'agit de l'une des affections les plus courantes dans le monde. Le ronflement n'est pas un trouble du sommeil à proprement parler, mais il peut nuire à la qualité de vie de l'individu et de son conjoint.

Des études récentes contestent cependant l'affirmation selon laquelle le ronflement serait simplement une affection sociale. Il semblerait en effet que le ronflement chronique augmente les chances de développer une pathologie cardiaque.

Le manque de sommeil : hyposomnie et insomnie

L'insomnie est sans doute le trouble de sommeil le plus courant. La moitié des Français déclarent être « déjà fatigués » pendant la première moitié de la journée, et 25% d'entre eux souffrent de troubles du sommeil avec une surreprésentation de l'insomnie. Ce trouble implique une difficulté à s'endormir (endormissement lent, voire très lent) et/ou à rester endormi pendant toute la nuit. S'ensuit alors un manque de sommeil chronique qui nuit à la qualité de vie du patient.

Etymologiquement, le terme « hyposomnie » désigne le manque de sommeil. Mais par glissement sémantique, l'hyposomnie est aujourd'hui synonyme du concept de « dette du sommeil » qui implique un manque de sommeil chronique que l'on s'efforce de purger pendant les week-ends et les congés.

L'hypersomnie et la narcolepsie à cataplexie

On a tendance à considérer le sujet de l'excès de sommeil de manière légère, voire humoristique, mais l'hypersomnie est un trouble du sommeil qui peut mettre le patient dans des situations dangereuses, voire fatales. En effet, l'hypersomnie se traduit par une somnolence diurne excessive qui interdit formellement au patient de conduire un véhicule ou de piloter un engin.

La narcolepsie est une sous-forme d'hypersomnie. Egalement appelée « maladie de Gélineau », la narcolepsie est un trouble de l'éveil sévère et rare (moins de 30 000 personnes touchées en France) qui s'accompagne souvent d'épisodes de cataplexie (une perte soudaine du contrôle musculaire).

A propos du rédacteur

Franck

Fondateur de Weeza, passioné par le monde du Web depuis 2010. Bordelais et fier de l'être, je passe mon temps à chercher les meilleurs produits pour vous :)